Mon Papa ! Voilà, après dix jours de combat, Tu es parti ce samedi 6 juin. Dix jours où tu t’es accroché à la vie avec une force incroyable. Jusqu’au bout, tu t’es battu avec ton cœur de sportif. Fidèle à l’homme que tu as toujours été, jusqu’à ton dernier souffle tu t’es battu en silence avec calme et patience ! Tu ne t’es jamais plains, ni jamais dit quand tu avais mal, par fierté et pour ne pas nous inquiéter.
Tu étais quelqu’un de profondément bon et de généreux. Toujours souriant, toujours positif, même quand la vie n’était pas facile, en essayant de minimiser les problèmes pour ne pas qu’ils noircissent trop le quotidien.
Passionné de la nature, tu passais de longues heures à t’occuper de ton jardin pour t’évader ou aller à la chasse pour te balader de longues heures avec ton chien et tes amis chasseurs, revenant souvent avec seulement des souvenirs et pas de gibier. Mais ces moments simples te rendaient heureux. Tu avais trouvé ton équilibre, dans le calme de la nature, dans le vrai.
Le sport a toujours également fait partie de ta vie, au quotidien. Ce n’était pas une contrainte, mais une évidence indispensable à ton équilibre. C’était pour toi une manière de rester vivant, de prendre soin de son corps, en accord avec toi-même.
Et tu m’as clairement transmis cette passion, presque sans t’en rendre compte. À travers toi, j’ai appris que l’effort régulier construit, que la constance, que de ne jamais lâcher est aussi important que la performance, et que prendre soin de son corps, c’est aussi prendre soin de son esprit. Cet enseignement là, cette hygiène de vie m’accompagnera toute ma vie. Merci d’avoir été mon modèle dans l’apprentissage de cette rigueur.
Tu étais curieux de tout, cultivé, ouvert sur le monde et La musique te touchait profondément, elle t’accompagnait souvent : soit avec ton harmonica, soit avec ton synthé, comme si elle disait pour toi ce que les mots ne disaient pas toujours.
Comme père, tu étais doux, patient, discret. Tu m’aimais, je l’ai toujours senti, même si tu ne savais pas vraiment comment me le montrer. Ta pudeur, ta réserve, ton silence parfois, n’étaient pas un manque d’amour, mais ta manière à toi d’aimer. Et aujourd’hui, je comprends. Tu étais pour moi une force tranquille et rassurante.
Je voudrais enfin te dire aujourd’hui que je suis si fier de toi. Fier de ton courage, de ta résilience, de ta dignité jusqu’au dernier souffle. Tu m’as appris, sans grands discours, à tenir bon, à ne jamais lâcher ! à devoir toujours avancer dans la vie, rester positif, en restant Digne et Droit.
Tu me manques déjà énormément mon papa. Il y aura désormais toujours un vide en moi, mais grâce à tout ce que tu m’as transmis, Tu vas désormais vivre en moi, dans mes gestes, dans mes pensées et dans la façon dont je regarde la vie.
Je t’aime, papa. Et je t’aimerai toujours. A bientôt.
Repose en paix. Et ne t’inquiète pas, maintenant, je vais veiller sur ta Mignonne !
Ton fils.